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16 mars 2010 2 16 /03 /mars /2010 15:24
Qui es-tu, toi qui juges ton prochain ? "Jacques 4.12
Dans ce passage de son épître, Jacques nous montre que juger son frère, c'est sortir de sa place d'homme tenu de pratiquer la loi, pour prendre celle du juge, voire de celui qui a édicté la loi. C'est prendre la place de Dieu.

Juger son frère est donc plus un état d'esprit qu'un simple acte. C'est se poser en supérieur, se mettre à la place du juge, qui est celle de Dieu ; c'est mettre son frère au banc des accusés et prononcer sa condamnation. La loi donnait déjà une grande valeur à l'amour l'un pour l'autre et à l'humilité. Le christianisme fait de mon frère " celui pour lequel Christ est mort " (Rom 14.15), celui en qui Dieu habite par son esprit (1 Thes 4.8). Oserais-je me constituer son accusateur et faire ainsi le jeu de l'ennemi (Apoc 12.10) ?

La même pensée se retrouve dans Romains 14. 10-13 : Christ domine sur les morts et sur les vivants, et nous comparaîtrons tous devant le tribunal de Dieu. Chacun rendra compte pour lui-même. Juger n'est donc pas notre affaire, mais celle de Dieu.

Dans Matthieu 7.1-5, jésus stigmatise cet esprit de supériorité et d'hypocrisie qui nous fait juger notre frère et prétendre pouvoir s'occuper du mal qui est en lui, tout en nous laissant aveugle sur notre propre état. Ceci ne signifie pas qu'il ne faille pas enlever le fétu qui handicape notre frère ; mais il faut au préalable être soi-même au clair avec le Seigneur. Paul nous montre qu'il est de notre devoir de " relever " notre frère surpris par quelque faute, mais à la condition d'être spirituel et de le faire avec douceur (Gal 6.1). C'est parler " avec " son frère et non pas " contre " lui.

Dans tous les cas, il s'agit de porter une appréciation sur les actes objectifs de notre frère, et non sur les motifs et les sentiments qui l'ont fait agir.

La sainteté de Dieu exige que nous manifestions notre désaccord avec le péché (1 Cor 5.12-13), mais un esprit de grâce nous conduira ensuite à intercéder pour celui qui est tombé (Jac 5.16), à rechercher sa guérison, et à l'accueillir avec amour lorsque le travail du Saint Esprit aura produit ses fruits (2 Cor 2.8). Dans l'Eglise, personne ne doit mettre de limites à la grâce de Dieu, à sa compassion, à son pardon.

" Toi, pourquoi juges-tu ton frère ? " Romains 14.10

Extrait de la revue " Plaire au Seigneur "

En partenariat avec www.famillejetaime.com

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